05.10.2005
La répression judiciaire de la Commune
La répression judiciaire de la Commune.
Dès la « semaine sanglante », avec l’entrée des troupes versaillaises dans Paris, les soldats des généraux Mac-Mahon, Cissey, Vinoy et Galliffet, couverts par l’autorité de Thiers, organisent des rafles. Avec plus de 60 000 prisonniers considérés comme de dangereux insurgés, cette saignée opérée dans la population parisienne doit abreuver l’important appareil répressif mis en place par Mac-Mahon. C’est à la justice militaire qu’il incombe de sanctionner les communards, car le département de la Seine est encore officiellement en état de siège. Le rétablissement du droit dépend de la rigueur de cette vaste entreprise. Pendant plus de quatre années consécutives, vingt-quatre conseils de guerre siégeront pour instruire les procès de presque 35 000 hommes, plus de 800 femmes et 538 enfants.
En dehors de quelque 2 500 acquittements et d’environ 23 000 ordonnances de non-lieu, les conseils de guerre réunis à Saint-Germain-en-Laye, Sèvres, Rambouillet, Rueil, Saint-Cloud, Vincennes, Chartres ou Versailles, se montreront intraitables : 93 individus seront passés par les armes au camp de Satory (dont Louis Nathaniel Rossel), 250 seront condamnés aux travaux forcés. Par ailleurs, plusieurs milliers de communards connaîtront la déportation en Nouvelle-Calédonie, en enceinte fortifiée pour 1 000 d’entre eux environ, 3 400 y étant condamnés à la déportation simple. A ces chiffres, il faut encore ajouter 4 500 condamnations à la réclusion et plus de 3 000 condamnations par contumace pour les communards ayant réussi à quitter la France.23:30 Publié dans Le jugement des Communards | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HISTOIRE
